STOP A LA DENGUE : ensemble ayons les bons gestes !

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Nous ne sommes toujours pas à l’abri…

Soyez à nos côtés et mobilisons nous contre ce pic épidémiologique qui nous poursuit même en période hivernale.

 

Mobilisons nous ! 

Mardi 10 juillet 2018, le préfet de La Réunion, en concertation avec le directeur général de l’ARS Océan Indien, a décidé d’activer le niveau 4 du dispositif spécifique ORSEC de lutte contre les arboviroses : « Épidémie de moyenne intensité ».

Communiqué de presse

6 152 cas de dengue confirmés depuis le début de l’année 2018 ont été signalés par les laboratoires de ville et hospitaliers de La Réunion. Malgré une baisse du nombre de cas déclarés, l’épidémie se maintient en ce début d’hiver austral. Avec le passage en niveau 4 du plan ORSEC, l’ensemble des acteurs doit rester mobilisé durant l’hiver austral pour éviter une épidémie de grande ampleur au cours de l’été prochain. Enfin, les messages de prévention sont renforcés à l’arrivée des vacances et des déplacements de nombreuses personnes.

>> Retrouvez le dossier de presse (lien à cliquer).

Objectif : interpeller l’ensemble des acteurs et la population pour une mobilisation collective et massive durant l’hiver austral, afin d’enrayer autant que possible la diffusion du virus de la dengue avant l’arrivée de l’été et éviter une épidémie de plus grande ampleur. 

Ne laissons pas la dengue passer l’hiver, c’est maintenant qu’il faut agir !

Information des voyageurs 

Une personne contaminée par la dengue à La Réunion peut, sans le savoir, introduire le virus en voyageant et être à l’origine d’une transmission de la maladie. Le préfet de La Réunion rappelle les conseils de prévention suivants aux voyageurs : 

À leur arrivée à La Réunion : 

  • Se protéger contre les piqûres de moustiques pour éviter de contracter la dengue pendant leur séjour.

À leur départ de La Réunion : 

  • Consulter leur médecin en cas d’apparition des signes de la maladie dans les 7 jours suivants leur arrivée à destination.
  • Continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques dans les jours suivants leur arrivée à destination pour ne pas transmettre la maladie.

Rappel des recommandations à la population

L’action de lutte contre la dengue menée par l’ensemble des acteurs (ARS Océan Indien, communes, intercommunalités, SDIS, RSMA…) n’est efficace qu’en complémentarité avec la mobilisation de la population.

C’est maintenant, durant l’hiver austral, que nous devons agir ensemble pour lutter contre les moustiques :

  • Se protéger des piqûres (répulsifs, vêtements longs) et protéger son entourage.
  • Éliminer les lieux où les larves se développent et vider tout ce qui peut contenir de l’eau.
  • Consulter immédiatement un médecin, en cas de forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête, grande fatigue.

Situation épidémiologique au 17 juillet 2018

(données de la Cire OI, Santé Publique France)
Du 2 au 8 juillet (données de la semaine dernière en cours de consolidation), 119 cas de dengue ont été diagnostiqués et sont répartis dans les zones suivantes :

  • Dans l’ouest : Bois de Nèfles et La Plaine (12 cas), Saint-Paul, Gare routière et Etang (14 cas), Le Port (21 cas), La Possession (18 cas), Saint-Gilles-les-Bains (9 cas), Saint-Leu (3 cas), Saint-Gilles-les-Hauts (5 cas).
  • Dans le sud : Ravine des Cabris (5 cas), Saint-Pierre (4 cas), Etang-Salé (3 cas), Saint-Louis (5 cas), le Tampon (4 cas), Saint-Joseph (1 cas), les Avirons (3 cas), Saint-Philippe (1 cas).
  • Dans le nord : La Montagne (1 cas), Sainte-Clotilde (2 cas), Saint-Denis ville (3 cas),  Sainte Marie (1 cas).

Au total depuis le début de l’année 2018, on enregistre :

  • 131 hospitalisations pour dengue (dont 10 la semaine dernière).
  • 394 passages aux urgences.
  • Un décès évalué comme indirectement lié à la dengue. 

Quels risques pour les semaines à venir ?

L’épidémie de dengue se poursuit à la Réunion à un niveau globalement stable. Ces dernières semaines semblent amorcer une légère diminution du nombre de cas mais qui reste à confirmer dans les prochaines semaines et qui est de toute façon insuffisante pour l’instant pour envisager une fin d’épidémie proche, et ce notamment du fait d’un hiver austral qui présente encore des conditions météorologiques propices au développement des moustiques vecteur.

Mobilisation de l’ensemble des acteurs

La mobilisation de la lutte anti-vectorielle reste importante et permet de maintenir une stratégie d’intervention combinant à la fois une action programmée de fond dans les zones de circulation virale toujours actives et une intervention systématique et réactive sur les foyers émergents et les cas isolés. Cette stratégie est nécessairement complétée du déploiement des moyens communaux, intercommunaux et associatifs pour la réalisation d’opérations de nettoyage de quartiers, sur le domaine public et en porte-à-porte chez les particuliers, ciblées en priorité dans les zones touchées.

Cette stratégie a contribué jusqu’à présent à une stabilisation de la situation épidémique et probablement à éviter une épidémie de plus grande ampleur. Aussi, même si une diminution du nombre de cas venait à se confirmer dans les prochaines semaines, il sera impératif de maintenir une mobilisation maximale de l’ensemble des acteurs (service de lutte anti-vectorielle de l’ARS Océan Indien, communes, intercommunalités, associations porteuses de contrats aidés,…) pour continuer à freiner encore davantage la dynamique épidémique avant le retour de l’été austral 2018/2019, au risque de voir le maintien d’une circulation virale toujours soutenue et diffuse en début d’été austral qui présenterait alors un risque de reprise épidémique quand les conditions météorologiques seront à nouveau plus favorables au développement des moustiques.

Opérations de démoustication

Les opérations de démoustication sont réalisées autour du domicile des personnes malades signalées par les médecins ou les laboratoires, et dans les zones connues de circulation du virus. L’objectif est de réduire les populations de moustiques adultes dans ces zones et ainsi d’éliminer des moustiques déjà infectés ou susceptibles de le devenir. Ce sont en effet ces moustiques qui une fois infectés après avoir piqué une personne malade, transmettront à leur tour le virus de la dengue à chaque nouvelle piqûre. Ces opérations de traitement sont donc impératives pour lutter contre l’épidémie de dengue et elles sont programmées comme suit :

Traitements de nuits 
Dans les zones de circulation virale les plus actives de l’île, notamment sur St-Paul, les opérations de pulvérisation spatiale de nuit sont dorénavant privilégiées compte tenu du nombre important de cas de dengue et donc de l’impossibilité d’intervenir individuellement et systématiquement auprès de chaque cas. Ces opérations sont menées grâce à des appareils de pulvérisation insecticides montés sur des véhicules pick-up. Tous les habitants des zones concernées sont informés avant le passage du traitement par un avis de démoustication distribué dans leur boîte aux lettres avec les recommandations à suivre avant et après le traitement. 
Consultez les calendriers de passage sur le site Internet de l’ARS OI

Traitements de jour en porte-à-porte 
Dans les zones moins étendues ou encore peu impactées, les traitements en porte à porte de jour restent privilégiés. Ils sont menés en journée par les agents de l’ARS ou du SDIS dans les cours et jardins des particuliers grâce à des appareils de pulvérisation portés à dos. Une première équipe passe dans la rue pour informer les personnes rencontrées du passage imminent du traitement, procéder à l’élimination des gîtes larvaires et s’assurer de la mise en sécurité des maisons à traiter. Une deuxième équipe passe ensuite pour procéder aux traitements. Ces interventions sont menées dans les cas suivants :

  • Nouveaux cas de dengue dans des quartiers jusqu’à présent indemnes
  • Foyers de circulation du virus récents et encore peu actifs avec un nombre limité de cas.

Dans tous les cas, pour une efficacité optimale, il est impératif que ces interventions de démoustication soient accompagnées d’opérations de sensibilisation et d’élimination des gîtes larvaires mises en œuvre par les communes, les associations et les intercommunalités, et d’une mobilisation collective de la population.

C’est maintenant qu’il faut agir !

Si nous agissons Ensemble contre les moustiques durant l’hiver austral, nous pouvons arrêter l’épidémie de dengue.